Y a-t-il tant d’or dans les vieux microprocesseurs d’ordinateurs ?

De l'or dans les anciens microprocesseurs (CPU)

Récemment des vidéos générés avec l’intelligence artificielle (IA) font saliver certaines personnes qui les ont vu.  Dans des vidéos qui aiment donner des idées de business ou de passe-temps payants, souvent n’importe quoi, il est possible de voir une suggestion comme de quoi il y aurait beaucoup d’or dans les vieux microprocesseurs (CPU) d’ordinateur personnel (PC).

LogiquueTechno a déjà écrit sur l’or dans les composantes d’ordinateurs, cettes fois-ci ce sera uniquement sur les CPU.

Premièrement, c’est de l’IA ces vidéos, il faut voir la chose de façon pausée et ne pas s’emballer trop rapidement.

Y -a-t-il tant d’or dans les vieux CPU de vos anciens PC ?

Oui il y en a du précieux métal jaune dans les vieux CPU, en quantité généralement plus importante que dans les microprocesseurs modernes.

L’or est utilisé en électronique parce que c’est un excellent conducteur d’électricité qui ne corrode pas et qui ne s’oxyde pas avec le temos, cointrairennent au cuivre ou à l’argent. Ce précieux métal garantit une connexion stable et durable pour les signaux électriques ultra-rapides nécessaires entre les divers composantss du microprocesseur.

Où se cache ce métal jaune si précieux dans un CPU ?

  • Les broches (pins) : Sur les anciens microprocesseurs, les centaines de petites pointes en dessous du processeur étaient généreusement plaquées d’or.

  • Les fils de liaison (bonding wires) : À l’intérieur même de la puce (sous la capsule métallique ou la céramique), des fils invisibles à l’œil nu, souvent en or pur, relient la puce de silicium aux connecteurs externes.

  • La surface ou le circuit imprimé : Certaines zones de surface ou pistes internes peuvent aussi contenir des placages d’or.

Quelle quantité d’or espérée ?

La quantité d’or varie énormément sellon l’époque de fabrication du CPU :

  • Les anciens CPU (années 1980 à la fin des années 1990) : C’est le cas de le dire, ils sont les véritables « mines d’or ». Les microprocesseurs en céramique (comme les célèbres Intel Pentium Pro, Pentium 1, ou les puces AMD de l’époque) contiennent une quantité notable du précieux métal jaune. À l’époque, les techniques de placage étaient moins précises, donc les couches d’or étaient beaucoup plus épaisses.

  • Les CPU modernes : Aujourd’hui, les fabricants ont optimisé leurs processus pour réduire les coûts. Le placage est d’une finesse microscopique, et l’or est souvent remplacé par du cuivre ou du palladium lorsque c’est possible.

Avec l’évolution des technologies, les puces sont devenues plus petites et les constructeurs ont appris à économiser les métaux précieux dont le métal jaune.

  • Génération 486 (Intel, AMD, Cyrix) : Entre 0,1 et 0,25 gramme d’or par unité.

  • AMD K6 / K6-2 : Autour de 0,11 gramme d’or.

  • Premiers Intel Pentium 4 (sur socket 423/478) : On tombe rapidement sous la barre des 0,05 gramme par processeur.

Est-ce rentable à extraire ?

À environ 4 000 dollars US l’once, est-ce rentable d’extraire l’or de ces microprocesseurs.

Pour un particulier, rarement. Bien que la valeur soit réelle, l’extraction de cet or comporte plusieurs défis dont l’utilisation de produits très puissants et dangereux.  Ces produits dégagent des vapeurs hautement toxiques et nécessite un équipement de protection adéquat.

Il vaut mieux donc confier cela à des professionnels.

Pour vous donner une idée de la rentabilité :

  • Il faut généralement collecter plusieurs dizaines, voire des centaines d’anciens CPU de haute qualité (comme les vieux Pentium Pro très recherchés par les recycleurs) pour espérer extraire une once d’or. Mais, encore là, ici on parle d’environ 0,1 et 0,25 gramme d’or par unité.  Un once d’or équivaut à 31,1035 grammes, donc environ une valeur de 128,60 dollars américains par gramme. Donc espérer entre 12,80 dollars américains et 32,15 dollars américains par processeur

  • Avec des processeurs récents, il faudrait des milliers de puces pour obtenir un résultat similaire.

La quantité d’or exacte que l’on peut espérer trouver dans un ancien processeur dépend entièrement de son modèle et de son année de fabrication. À l’âge d’or de l’informatique (sans mauvais jeu de mots), entre les années 1980 et la fin des années 1990, les fabricants ne lésinaient pas sur le placage.

Voici les chiffres réels et concrets de ce que contiennent ces puces en moyenne :

Les champions hors catégorie (Années 1990)

Certains processeurs très précis sont de véritables légendes pour les recycleurs en raison de leur immense concentration d’or :

  • Intel Pentium Pro (avec capot doré) : C’est le roi incontesté. Un seul microprocesseur contient entre 0,3 gramme et près de 1,0 gramme d’or (selon les sous-versions et la présence du double cœur).

  • Intel Pentium 1 / MMX (Céramique) : Ces gros microprocesseurs carrés et blancs possèdent un placage généreux sur leurs broches et sous leur plaque. Comptez environ 0,3 à 0,5 gramme d’or par puce.

Les processeurs de la transition (fin 90 à mi-2000)

Avec l’évolution des technologies, les puces sont devenues plus petites et les constructeurs ont appris à économiser les métaux précieux.

  • Génération 486 (Intel, AMD, Cyrix) : Entre 0,1 et 0,25 gramme d’or par unité.

  • AMD K6 / K6-2 : Autour de 0,11 gramme d’or.

  • Premiers Intel Pentium 4 (sur socket 423/478) : On tombe rapidement sous la barre des 0,05 gramme par processeur.

Même à 4 000 dollars américains l’once d’or, il vaut donc mieux collectionner ces CPUs plutôt que d’espérer en extraire le métal jaune à gros profits.

Bien que certains chiffres fassent rêver, une réalité économique s’impose : ces anciens microprocesseurs fonctionnels ou complets valent aujourd’hui beaucoup plus cher auprès des collectionneurs de matériel informatique rétro qu’en valeur brute d’or fondu.

Par exemple, un vieux microprocesseur Pentium Pro de l’entreprise Intel peut se vendre plusieurs dizaines de dollars sur les plateformes d’enchères à un passionné de vieille techno, alors que son or extrait ne rapporterait qu’une fraction de cette somme après avoir déduit le coût des produits chimiques pour l’extraire.

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